De l'auto-promo ne fait jamais de mal!
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http://www.youtube.com/watch?v=Ar05OUhXMfw
Ciné-Cinoche
mardi 7 février 2012
mercredi 28 septembre 2011
Conseil ciné: WARRIOR
Nous n'irons pas le voir avec le ciné-club, mais je vous le conseille quand même: WARRIOR, de Gavin O'Connor, avec un casting solide et qui part comme un challenger de taille aux Oscars cette année.
L'histoire d'une famille déchirée, longtemps après la faille fondatrice du mal commun. Un père alcoolique, qui essaye tant bien que mal de soigner son addiction dévorante et les deux fils, chacun ayant choisi une voie différente, malgré un début de carrière similaire d'athlète de combat.
Ils vont tous se retrouver autour d'un besoin commun d'argent et d'honneur, sous fond de crise économique et de patriotisme souillé.
Si le scénario parait conçu avec des éléments faciles et attendus, le réalisateur s'en sort par une subtilité rare des caractères, surement due au temps qu'il prend pour les mettre en exergue.
Ces voies attendues sont sans cesse remises en cause pour devenir non seulement acceptables mais plutôt bonnes. En effet, le concept frères rivaux + père alcoolique + film sportif + rédemption pourrait paraître ignoble, mais on y croit et le film ne se perd pas en route.
De plus, les séquences de combat -parce qu'on est quand même là pour ça- sont très réussies, violente et brutale comme il faut, mais jamais dans la surenchère.
Warrior, Gavin O'Connor, 2011
Avec Tom Hardy, Joel Edgerton, Nick Nolte, Jennifer Morisson, Frank Grillo, Kevin Dunn...
Ecrit par Gavin O'Connor, Anthony Tambakis et Chris Dorfman
2h20, 2.35:1, USA
Bande annonce [Trailer]
lundi 26 septembre 2011
Les Biens Aimés au Lucernaire !
Hier soir nous avons donc été vior les Bien aimés au Lucernaire, salle de cinéma typiquement parisienne. Entre le multiplexe du Mk2 Bibliothèque et cette petite salle du coeur de Paris, on peut dire que le ciné-club fait dans la diversité, et c'est très bien !
Le film de Christophe Honoré est assez fidèle à ce que l'on connaît de lui : élégant, lyrique, touchant lorsqu'il reconstitue les petits "riens" du quotidien...Une bonne surprise !
Le film de Christophe Honoré est assez fidèle à ce que l'on connaît de lui : élégant, lyrique, touchant lorsqu'il reconstitue les petits "riens" du quotidien...Une bonne surprise !
Conseil ciné: DRIVE
Dans la rubrique "je vous le conseille, mais on ne le verra pas au ciné-club", le 5 octobre sort DRIVE sur les écrans français.
Le nouveau film de Nicolas Winding Refn (dont je vous conseille également la trilogie Pusher, Bronson et Valhalla Rising) réalisé aux Etats-Unis avec un petit budget et quelques stars montantes ou de télé. Ryan Gosling tient le rôle-titre, un Stuntman Mike jeune, dans son monde, ne parlant que très peu. C'est un cascadeur le jour et un chauffeur criminel la nuit.
Pour ce film, Winding Refn a reçu le prix de la mise en scène à Cannes cette année, des mains de Robert De Niro. Et, manifestement, il le mérite. En effet, tant au niveau purement plastique, avec des choix chromatiques saisissants (vert, rouge, rose), qu'à la mise en scène elle-même, ouatée, stratosphérique, frontale. Et ce tour de force de mettre en avant la forme avant le fond, de la privilégier, avant que cette forme devienne fond (ce que Tarantino n'avait fait qu'esquisser dans Kill Bill Vol. 1). Refn poursuit son exploration de la violence et sa figuration, qui entraine le spectateur dans la spirale dévorante du personnage. On pense forcement à De Palma, à ses Deux Soeurs ou Pulsions, doublés aux références asiatiques comme Old Boy. Et le parallélisme avec le jeu vidéo devient alors flagrant. On a l'impression de voir, de jouer à "GTA Vice City". Le héros solitaire, pilotant une grosse voiture dans une ville californienne sur de la pop. En plein dedans. Le cinéaste pousse le vice (ah ah!) jusqu'à utiliser une police d'écriture rose pour son générique, histoire d'enfoncer le clou.
Ce Los Angeles ouaté, moite, une héros solitaire dans une atmosphére nocturne, la tension, le montage rythmique. On pense aux meilleures heures du polar mannien.
Après la séquence d'ouverture, et excusez moi de l'expression, Refn nous tient à l'entrejambe. Absolument sidérante de maitrise formelle, narrative, rythmique et sonore, cette course poursuite virtuelle dans les rues de L.A. donne des frissons. Puis, histoire de ne pas relâcher la magie, Refn nous met de l'electro française en la personne de Kavinsky, musique névrotique, planante, qui nous entraîne dans les divaguations circulaires de la route et du personnage.
Drive, Nicolas Winding Refn, 2011
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Ron Perlman...
Ecrit par Hossein Amini d'après le livre de James Sallis
1h40, 2.35:1, Danemark-USA
Bande annonce [Trailer]
Bonus #1: Drive / Star Wars Mash Up
Bonus #2: Kavinsky ft. Lovefoxx - Nightcall
dimanche 25 septembre 2011
La nouvelle Séance Ciné-cinoche !
Lundi, nouvelle semaine et nouvelle séance du Ciné-club !
Au programme cet après midi le dernier film de Christophe Honoré, le cinéaste qui a su donner un élan nouveau au film musical "à la française".
Les Bien aimés, c'est au Lucernaire, cet après midi, à 17h30 !
http://youtu.be/i9Fe5ufBzfk
Au programme cet après midi le dernier film de Christophe Honoré, le cinéaste qui a su donner un élan nouveau au film musical "à la française".
Les Bien aimés, c'est au Lucernaire, cet après midi, à 17h30 !
http://youtu.be/i9Fe5ufBzfk
News from home : SNL
New York. Vous pensez à la maison. A la famille. A la fac. Moi au SNL.
Vous connaissez forcément. Le Saturday Night Live. 37 ans que ça dure. Cette nuit, la 37éme saison a débutée, et c'est toujours aussi bon. En effet, malgré des saisons de disettes flagrantes, depuis l'arrivée de génies comiques comme Kristen Wiig, Jason Sudeikis, Bill Hader, Fred Armissen ou Andy Samberg, le show touche des cimes folles.
Le conformisme certain de la structure du show (sketch politique, monologue, Digital Short, l'invité musical et le Weekend Update, entrecoupés de sketchs un peu plus classiques), n'a d'égal que les trouvailles comiques sur l'actualité ou les personnalités, parodiant volontiers tout ce qui peut faire mal. Le tout sans grossièretés, réprimandées très vite par le comité de censure américain et NBC. On se souvient notamment de la jeune Jenny Slate (Bored to Death), qui, pour sa toute première émission, forcément en direct (le concept même du show), a prononcé le "F-word" lors d'un sketch. Elle ne fera qu'une saison au sein du show, malgré un talent certain.
Lorne Michaels, le créateur et producteur est aujourd'hui une figure essentielle de la comédie américaine. Il aura découvert et donné leur chance aux plus grands: Bill Murray, Dan Aykroyd, Eddie Murphy, Adam Sandler, Chevy Chase, Will Ferrell et j'en passe. Tous sont et font la comédie actuellement et travaillent à une descendance aux classiques (Lubitsch, Capra, Keaton, Edwards et les autres).
Aujourd'hui, la comédie au cinéma vient de la télé, qui plus est dans sa forme la plus conjointe avec le théâtre. Il y a une grande importance laissée à l'improvisation au cinéma, alors que très peu, voire pas du tout au SNL, très écrit et répété. Les trouvailles comiques de l'instant, la spontanéité doit supplanter au manque de matière cinématique.
Les stars de la comédie au cinéma en ce moment sont encore au SNL: le succès phénoménal de Bridesmaids cet été tient au talent de la géniale Kristen Wiig. En effet, la comédie de Paul Feig, produite par le géant Judd Apatow, a été écrite par Wiig elle-même et Annie Mumolo, et elle donne une bonne idée de ce peut être la comédie dans la production actuelle, et dans ce qu'elle a de meilleur: un coeur gros comme ça avant tout, des vrais personnages et des situations et des répliques assassines.
Jason Sudeikis a joué dans Hall Pass (avec les Farrelly, s'il vous plait) et Horrible Bosses (le rejeton puissance 10 de The Hangover), véritable figure de l'américain moyen, physique et sexuel. Boite à répliques cultes improvisées.
Andy Samberg et ses acolytes Akiva Schaffer et Jorma Taccone cartonnent avec leur groupe de hip-hop parodique The Lonely Island, qui ont sorti un second album cet été. De plus, il fait des apparitions dans la moitié de la prod actuelle et le seul film dont il est la star, Hot Rod, véritable chef d'oeuvre de stupidité, rempli de trouvailles, a fait un bide partout dans le monde (92 entrées en France). Il partagera l'affiche de I Hate You Dad avec Adam Sandler l'an prochain.
On sait aussi que Seth Meyers présente la plupart des cérémonies à teneur en sériosité bousculée, des ESPY au repas des Correspondants du président Obama.
En outre, les ex du SNL trouvent souvent une occupation chez NBC après leur départ du show: 30 Rock (Tina Fey, Will Forte, le host prenium Alec Baldwin), Parks and Recreation (Amy Poehler) ou Jimmy Fallon et son show.
Les hosts créent de véritables phénomènes internet depuis quelques temps, à l'image de Justin Timberlake. Le chanteur a d'ailleurs mis entre parenthèse sa carrière pour jouer, dans des films plus ou moins drôles (Black Snake Moan, Southland Tales, The Social Network), mais éclate dans la comédie romantique de cette rentrée, Friends with Benefits, avec la co-star Mila Kunis. Selon Apatow, la beauté ne peut pas être drôle, ou bien plus différemment, plus difficilement, avec une empathie bien contraire à ce qu'on peut éprouve pour un personnage de Jonah Hill par exemple. Et on l'impression que Timberlake essaye de nous prouver le contraire.
Mais revenons au sujet, le SNL est de retour, et c'est la meilleure chose dont je pouvais vous faire part pour vous rappeler votre "chez vous".
Bonus : The Lonely Island - Jizz in my Pants
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